Âm qui signifie « son », « vibration » ou « résonance intérieure » en vietnamien, invite le public à découvrir ce qui nous relie au-delà des langues, des territoires et des histoires.
Un voyage le long de routes invisibles, où la musique ouvre la voie à des rencontres inattendues.
Réunissant le Quatuor El Pieto, le joueur de oud Abdul-Wahab Kayyali, la guitariste flamenca Caroline Planté ainsi que le duo de citharistes Hanh Dung Ly et Phuong Anh Nguyen, ce concert rassemble une constellation de cordes et de voix dont les traditions musicales sont marquées par le déplacement, l’exil et la transmission.

Quatuor El Pieto
Vincent Kim, violon ; Marie-Édith Racine, violon ; Arthur Tanguay-Labrosse, alto Eugénie Lalonde, violoncelle
Fondé en 2008 au sein de l’école secondaire Joseph-François Perreault, le quatuor El Pieto s’est illustré dès sa première année d’existence en excellant lors du concours de musique de chambre de Victoriaville, obtenant un score exceptionnel de 97%. C’est avec pour mission de faire découvrir la musique de chambre que le quatuor a été porté à collaborer au cours de la décennie suivante avec différentes municipalités afin d’offrir aux gens des concerts gratuits dans des parcs ou des lieux de rassemblement publics. Le quatuor s’est ainsi produit à Montréal, à Laval, à Saint-Jérôme, à Repentigny et à Crabtree.
Le répertoire de la formation s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine, mais le quatuor El Pieto ne s’empêche pas pour autant d’explorer d’autres styles musicaux, avec quelques pièces de tango et même quelques morceaux populaires; Vous pouvez d’ailleurs entendre le quatuor sur l’album « Waltzed in from the Rumbling », du groupe montréalais Plants and Animals, paru en 2016. Aujourd’hui, tous les membres du quatuor poursuivent des carrières différentes que celle de jouer de leur instrument, mais à travers toutes ces années à jouer ensemble et jusqu’à aujourd’hui, l’amour de la musique de chambre et le désir de le partager demeure le point d’ancrage d’El Pieto.

Abdul Wahab Kayyali
Décrit comme « un maestro à part entière » par BBC Music Magazine et comme un « virtuose du oud » par CBC Music, Abdul-Wahab Kayyali a étudié l’oud auprès de Sakher Hattar au Conservatoire national de musique d’Amman, en Jordanie. Pendant son séjour à Amman, il a également reçu l’enseignement et les conseils du virtuose irakien de l’oud Munir Bashir.
Il a performé en tant que soliste et membre d’ensembles à travers le monde. En 2020, il a cofondé le trio de musique du monde « Les Arrivants » à Montréal avec Hamin Honari et Amichai Ben Shalev. Il a également sorti son premier album solo « Juthoor » en 2020.
Il a récemment collaboré pour jouer et enregistrer avec Naseem Alatrash (le violoncelle), Tariq Harb (le guitare classique), Saeed Farajpouri (kamancheh), Salah Eddin Maraqa (kanoun), Merrie Klazek (la trompette), Haitham Haidar (voix), et ensemble Constantinople.

Caroline Planté
Caroline Planté débute l’apprentissage du flamenco dès l’âge de 7 ans auprès de son père, le guitariste flamenco Marcel «El Rubio» Planté, l’un des pionniers du genre au Québec dans les années 1960.
En 2004, sa rencontre à Madrid avec le chorégraphe et danseur Mariano Cruceta marque un tournant décisif dans sa vision de cet art. De 2004 à 2013, au sein de la compagnie Cruceta Flamenco, ils créent ensemble huit oeuvres chorégraphiques et musicales ainsi qu’un court métrage.
C’est en Espagne qu’elle s’autorise pleinement à développer une approche plus personnelle, en s’éloignant des stéréotypes associés à la guitare flamenca.
Après dix années de carrière en Espagne — ponctuées de tournées en Europe et dans les Amériques — le désir de se rapprocher de sa famille et de poursuivre son parcours dans sa ville natale la ramène à Montréal en 2013.
Reconnue pour la singularité et la sensibilité de son jeu, elle participe également à l’enregistrement de nombreux albums à titre de guitariste collaboratrice. Son son de guitare flamenca, recherché pour sa profondeur et sa signature unique, l’amène à collaborer avec des artistes de multiples horizons.

Hanh Dung Ly
Hanh Dung Ly est musicienne de đàn tranh et héritière d’une longue tradition familiale consacrée à la musique traditionnelle vietnamienne.
Initiée dès l’âge de cinq ans au Conservatoire de Saigon par sa tante, la grande maître Phuong Oanh, elle poursuit depuis plus de quatre décennies un apprentissage rigoureux et passionné de cet art ancestral. Au fil des années, elle a développé une approche à la fois fidèle à ses racines et profondément habitée par le désir de transmettre.
Fondatrice de l’école Phuong Ca Montréal, elle perpétue aujourd’hui l’œuvre amorcée en 1969 par Phuong Oanh avec la création du mouvement Phuong Ca en France, dont la mission est de faire rayonner cet art traditionnel vietnamien auprès des nouvelles générations et au-delà des frontières du Vietnam.
À travers son enseignement et ses prestations, Hanh Dung Ly fait vivre un patrimoine musical riche de mémoire et d’émotion. Son jeu délicat et expressif rappelle qu’il est bien plus qu’un héritage du passé. Il demeure une langue vivante, capable de relier les générations, les cultures et les territoires.

Phuong Anh Nguyen
Phuong Anh Nguyen découvre le đàn tranh à l’âge de sept ans et entreprend une formation classique qu’elle poursuit jusqu’à l’obtention de son diplôme du Conservatoire au Vietnam à dix-huit ans.
Depuis, elle n’a jamais cessé d’approfondir sa maîtrise de cet instrument emblématique. Au fil des années, elle a enrichi son parcours à travers de nombreuses prestations et collaborations artistiques.
Profondément attachée au répertoire vietnamien, Phuong Anh Nguyen aime également explorer des œuvres et des arrangements contemporains, révélant ainsi toute la richesse, la sensibilité et l’actualité du đàn tranh.